Voilà une nouvelle curiosité optique qui se révèle inédite pour moi. Je peux même dire sans honte qu'avant aujourd'hui je n'en avais jamais entendu parlé.
Un parhélie est apparenté au phénomène lumineux de halo solaire. Comme lui, il est dû à une réfraction de la lumière de notre étoile à travers des cristaux de glace en suspension dans les nuages de haute altitude que l'on appelle "cirrus".
Il tient son nom du grec ancien : para "auprès", et hélios "soleil".
Concrètement, il se présente sous la forme de deux taches lumineuses de part et d'autre du soleil.
Ce n'est donc pas un hasard si il est parfois appelé "faux soleil", "soleil double" ou encore "chien du soleil".
Voilà pour les explications techniques!
En pratique, aux alentours de midi, j'étais tranquille dans ma chambre à me remettre de mon nouvel épisode d'insomnie de la veille ; celui-là même qui m'avait donné l'occasion d'aller faire du sport entre minuit et deux heures du matin avant de continuer ma remise à niveau de cinéma asiatique par le visionnage du remake coréen du chef d'oeuvre du western spaghetti " Le bon, la brute et le truand". C'est alors que la sonnerie du téléphone me tira d'un sommeil trop éphémère :
- David, désolé de te réveiller mais tu devrais sortir voir. Il y a un parhélie, apparemment, c'est un truc rare avec le soleil !
Par ces quelques mots chargés d'une très gentille attention à mon égard, Julien, notre mécano, avait réussi à éveiller suffisamment ma curiosité pour convaincre ma carcasse de se remettre d'aplomb, ne serait-ce que le temps d'aller au moins jeter un coup d'oeil à ce "truc".
Je m'équipai sommairement et sortis constater de visu le phénomène.
Je n'étais pas le seul...
Juste à côté du "42", le bâtiment dortoir, une poignée d'hivernants se tenaient côte à côte face au soleil, chacun armé de son appareil photographique pour immortaliser l'évènement optique.
Car, si nous avions eu à plusieurs reprises l'occasion d'observer des halos, qu'ils soient solaires ou lunaires, c'était bien la première fois qu'un parhélie s'offrait à notre vue depuis le début de notre aventure glacée.
Je ne tardai pas à me joindre à eux pour fixer sur pellicule numérique plus que sur ma rétine, ce phénomène rare.
En effet, il n'est pas vraiment conseillé de regarder trop longtemps le soleil sans protection visuelle sous peine de "bénéficier" dans un délai de quelques heures d'une ulcération très douloureuse de la cornée .
Fort heureusement, cet instant magique n'aura pas eu d'autres conséquences que celles de se constituer encore plus de phases inoubliables de cet hivernage.
Un moment à garder.
En attendant le prochain ...
Non, ce n'est pas une aberration chromatique de mon objectif mais bien l'aspect visible du ciel à ce instant.
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